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Choisir une thérapeutique

22/01/2022

Choisir une thérapeutique

Par A Ollivier MK

Quand la vie vient montrer des décalages grâce à des symptômes individuels et collectifs, de nombreuses décisions seront convoquées.

 

Comment choisir en toute liberté et en conscience, alors que l’invitation s’appuie sur un vécu désagréable ?

 

Dans un parcours de santé, il peut y avoir un moment où l’élan est d’être pleinement acteur de sa santé, c'est-à-dire se sentir libre de choisir l’orientation donnée à son chemin. Quand un désagrément apparaît, personne ne peut après coup, contrôler son apparition mais chacun peut rester libre de la manière de l’aborder et donc être responsable de ses décisions et de la manière dont il répond aux invitations et aux obstacles qui se dressent sur son parcours.
L'idéal est de ressentir que l'évidence me guide. Discerner cette évidence n'est pas toujours aisé. J'aime beaucoup la vision du Dr Hélène Coulier, qui dit que : "L’évidence se loge là où il n'y a pas de débat".

Tant que l'évidence n'est pas claire, je vous invite par ces quelques questions à rencontrer les enjeux de vos choix.

 

La première décision à prendre, pour cela est celle de l'acceptation : Est-ce que j’accepte ce vécu ou non ?

 

Accepter ce qui est et accepter d’écouter ce qui est dit sur le sujet, sont, pour moi, les premiers pas d’un parcours de santé qui chemine en conscience. Je ne sais pas pourquoi je vis cela, mais j’accepte d’apprendre ce que cela peut m’enseigner. Écouter une information demande aussi de voir qu'est ce qui en soi entend l'information. Si les peurs de mourir, de souffrir et si les souvenirs de blessures anciennes ou l'histoire de personnes qui ont vécu cela, écoutent l'information, alors parfois un futur monstrueux sera imaginé.

 

Il me semble important de se rappeler qu'accepter la réalité d'un vécu difficile est différent qu'accepter le pronostic qui est plus ou moins implicitement proposé avec le diagnostic. De nombreuses personnes ayant eu des maladies avec des pronostics funestes sont des exemples de guérison car elles ne se sentent pas concernées par les statistiques d'évolution courante de la pathologie qu'on leur a diagnostiquée. Elles sont la preuve que, malgré une tendance statistique forte d’un résultat engageant au niveau physiologique ou bien fonctionnel, le futur appartient à chacun.


Accepter ce qui est, passe parfois, par accepter le nom, que des experts posent dessus. Ces diagnostics tentent de définir des causes et tentent de faire un lien entre des symptômes et un dysfonctionnement dans le système psycho-énergético-corporel. Des propositions pour soulager ces symptômes seront faites. En ce sens, le déni du diagnostic n'est pas propice à choisir la thérapeutique la plus adaptée, en conscience.

D'autant que, parfois, découvrir une cause de dysfonctionnement permet de choisir un nouveau cap. Ainsi, certains symptômes sont des indicateurs de fonctionnements non adaptés, qui partent d’un désir, d’une volonté, éloignés de ce qui nous anime intimement. Si la direction que j’emprunte est propulsée par une volonté qui me fait aller "droit dans le mur", si mes attitudes et mes comportements m'éloignent de ce qui fait sens dans ma vie ou m'éloignent de ce qui me tient à cœur, alors il est peut-être assez judicieux de revisiter mon cap.

 

Est-ce que j’accepte le vécu ? 
Est-ce que je suis prêt(e) à entendre le diagnostic sans adhérer à un pronostic ? 
Est-ce que je suis prêt(e) à rencontrer mes volontés qui ont encouragé des dysfonctionnements physiologiques ?

Qu’est-ce que je suis prêt(e) à investir dans cette thérapeutique ? (temps – budget – intimité - énergie) 
Quelle direction ai-je envie de suivre ? Quels élans participent à ma démarche de santé ? 

 

Et enfin, vers quel(s) professionnel(s) je vais me tourner ?

Et une fois qu’il(s) aura (auront) exprimé sa (leur) vision de la situation, vais-je accepter ses (leurs) propositions ? 


Le biais de toute décision c’est qu’il y a toujours une part d’inconnu, d’imprévu autant chez l'expert que dans la capacité à sentir ce qui est bon pour soi. Aucun expert n'a une vision totale de la situation et surtout personne ne peut prédire le futur avec précision. Choisir en conscience, signifie choisir les informations qui semblent les meilleures, celles qui résonnent en soi, à ce moment-là et se rapprocher de l'évidence.

 

Voilà ma réflexion pour aider à la décision dans le choix d'une thérapeutique (un rendez-vous, un protocole de soin, un médicament allopathique ou naturel...) : 

 

- Accepter de ne pas savoir immédiatement.

Face à une problématique, la première impression peut être la perte de sens, la perte de repère jusqu’à la sidération. Parfois il est impossible de savoir précisément ce qu’il se passe.

Accepter de se poser avec humilité, oser ne pas avoir la réponse, l'évidence immédiatement.

Oser demander à l'univers et laisser émerger la réponse, avec la confiance que la réponse sera parfaitement adaptée à sa capacité à surmonter l'obstacle.

Inviter le discernement dans sa vie tout en observant et en acceptant de lâcher les présupposés.

 

- Évaluer les bénéfices et les inconvénients : 
  - S’informer de l’intérêt et faire confiance aux réponses scientifiques ou empiriques proposées par les experts de la santé : comment ces explications résonnent-elles pour vous ?
  - Accepter les effets potentiellement désagréables temporaires sur le chemin sans s’alarmer (effet du traitement et effet sans traitement)
  - Aiguiser son guide intérieur qui évalue les bénéfices et les inconvénients, gagner en discernement.


- Savoir sa direction : A quel désir, à quel besoin cette thérapeutique répond-elle ? Quel sens cela a pour moi de choisir ou non cette proposition ? Y a-t-il d'autres alternatives ?
  Je présuppose que si je sais ce que je veux vraiment, alors tous les obstacles (dont les symptômes) sont des occasions de dépasser des croyances limitantes et de transcender les peurs associées. 

- Accepter de regarder les choix conditionnés par des peurs, par des loyautés, par des croyances héritées

 

OUI à une thérapeutique : 


- J’ai conscience de certaines causes et je sens que ce traitement m’aide à rétablir le déséquilibre généré par ces causes 
- Au fond tout est neutre, cette solution est une béquille sur mon chemin pour avancer (je n’ai pas les ressources pour orienter ma guérison sans cette aide temporaire) 

- J'ai les ressources (argent, temps, vitalité) pour investir dans cette proposition
- C’est la solution du moment pour accéder à ce que je veux vraiment
- J’ai confiance que les effets désagréables, s’il y en a, seront transitoires et tout à fait à ma mesure (et qu’ils seront des révélateurs de décalages ou de choix inconscients) 
- J’accepte de rencontrer des peurs au cours de ce choix
- J’accepte de lâcher les bénéfices de la décision inverse (si je dis NON) 

 

NON à une thérapeutique :  


- Au fond tout est neutre, cette solution n’est pas appropriée pour accéder à ce que je veux vraiment 
- J’ai confiance que les symptômes actuels désagréables seront transitoires et tout à fait à ma mesure
- J’accepte de rencontrer des peurs au cours de ce choix et de regarder les décalages et mouvements qui ont participé à mes symptômes actuels
- À chaque fois que je gagne en conscience d’une nouvelle cause, j’accepte de la déconstruire et je fais confiance en ma capacité d’auto-guérison pour estomper les conséquences de ces causes 
- J’accepte de lâcher les bénéfices de la décision inverse (si je dis OUI)

 

Être libre, c’est savoir pourquoi on fait un choix (dans la mesure de notre vision qui est toujours partielle), c’est pouvoir quand d’autres informations arrivent, le changer.
Être libre, c’est surtout être libre de traverser les remous de la vie avec courage et authenticité. Ça passe, je le crois, par transcender les peurs et par percevoir les émotions comme des indicateurs et non pas comme des tempêtes destructives. Être libre, c’est être responsable et faire de son mieux. C'est accueillir l'imprévu et l'inconnu en se sentant acteur de sa vie.

 

Vous sentez-vous libre de choisir ?