Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

Association loi 1901

2021 © wecareweare. Tous droits réservés

 

 

Equilibre

24/10/2020

Equilibre

par le Dr Sophie Mainguy

Dans notre médecine actuelle, l'ingénierie qui vise à préserver la vie et la faire fructifier est confidentielle. La médecine préventive, qui a l’ambition d’éviter la survenue de la maladie, est une goutte d’eau dans l’océan de l’interventionnisme. 
Le peu d’intérêt que suscite encore cette branche de notre art, pourtant prometteuse, est flagrant.
Peu de disciplines et de recherches spécifiques visent au maintien voire à l'expansion de la vitalité humaine.  Nous ne disposons pas d’expertise des ressources naturelles, d'étude de ce qui les soutient comme de ce qui les délite. 
Il n'y a pas de science de la potentialisation de nos compétences intrinsèques. 
Les innombrables bienfaits du mouvement, l’art de développer sa capacité adaptative, la modulation d’un effet placebo ou nocebo et même l’influence primordiale de l'alimentation comme de nos humeurs, sont des éléments marginalisés. 
L’art du renforcement du corps sain est inconnu,  la réparation du corps malade est principalement recherchée.
Il est su que nos performances de santé peuvent être intrinsèquement modifiées mais cette voie n’est que peu explorée. Ce capital vital reste dormant et tous les appels de fonds ne se tournent que vers l’extérieur.
Réparer et même parfois littéralement ressusciter est la compétence réelle de la biomédecine mais préserver l’équilibre de l’existant peine à être ne serait-ce qu’un sujet d’attention.
Pourtant l’Organisation Mondiale de la Santé la définit comme étant “ un état de bien-être physique, mental, social et même environnemental… qui ne se résume pas à l’absence de maladie.”
Cette description souligne l’importance d’une harmonie générale et l’influence de chaque dimension de l’existence. 
Elle pose également un autre fondamental : être en santé ne se mesure pas. 
C’est un état subjectif qui ne peut se décréter que par l’intéressé lui-même et dans lequel intervient l’ensemble de son expérience dont il est seul à connaître la réalité vécue. 
Certains se vivent en santé malgré un sévère handicap, d’autres se sentent profondément malades malgré un corps fonctionnel.
La réalité de la vie n'est jamais générale mais toujours particulière. 
Anatomiquement il peut sembler qu’une uniformisation mécanique du corps soit possible. "Un cœur est un cœur". Mais de quoi parle-t-on qui appartienne à sa vie réelle ? De la forme, du débit, de son rythme ou même de la subtilité des informations qui s'échangent depuis lui ? Rien de tout ceci ne sera exactement pareil chez le voisin. Et l’on ignore jusqu’à quel point la différence existe. Il est des greffés du cœur qui ont vu leurs goûts alimentaires et artistiques, leur sensibilité émotionnelle et leurs aspirations être bouleversés.
Un cœur est un cœur si l'on reste au niveau de son principe, il est unique dès que l'on descend dans la réalité de son existence. 
La vérité du corps n’est pas une théorie, c'est un ressenti. 
Le propriétaire en est donc un expert insubstituable.
Depuis ce constat, la relation de soin s’impose comme un partenariat dans lequel l’échange vise à renforcer l’exploration et les connaissances de chacun.

On a consulté pour vous « Le guide de la médecine intégrative de la Clinique Mayo »