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Un corps heureux

30/10/2020

Un corps heureux

Par le Dr Sophie Mainguy

Le corps aime le mouvement, le repos, l'odeur des pins et de l'iode, le bruit du vent dans les arbres, le rayon du soleil sur la peau, manger frais et vitaminé. Il est important pour lui d'être immergé dans la nature, de s'activer, d'être ressenti. 
Cela le nourrit des éléments dont il est issu.
Il se détend également dans la tendresse et la liberté. Il s'exalte dans le jeu et la créativité. Il se régénère dans l’expression. 
Un corps heureux est une vraie raison de vivre. 
Cultiver une vie sensorielle plaisante, la rééduquer quand elle a disparu, est une base solide de réparations.
Dans les institutions, y compris hospitalières, ces facteurs fondamentaux de santé sont négligés.

 

Ces bases sont oubliées car il flotte en nous une vieille idée que le confort soulage mais ne guérit pas. Hérité de nos médecines de guerre, la vision de l'efficacité est associée à l'instantanéité, au spectaculaire et à la contrainte. 
L'amélioration que l’on retient est celle que l’on constate dans l’immédiateté. Or le soin du confort est lent. Il prend le temps du perfectionnisme vivant. 

Le bien-être est donc considéré comme un pis aller, la version spa de l'accompagnement médical accordé en désespoir de cause. Quand on attend plus que la mort, on a le droit de le faire dans la douceur. Quand on a épuisé tous les traitements dits “agressifs”, on offre les soins de “support”. Ce sont les terminologies consacrées. 
L'efficience médicale est conçue comme une bataille et la guérison comme une victoire. 

 

Pourtant, comme le reste de l'humain, le corps optimise ses fonctions dans la sécurité et la bienveillance et se déséquilibre dans la peur et la tension. C’est aussi vrai d’un point de vue du bien être que dans les données biologiques. 

Le corps, comme tout ce qui est vivant, aime la confiance, l'attention et la détente.
Soigner c'est aussi pour chacun désapprendre cet oubli.

Le déni de magie L’être humain derrière la blouse