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Le déni de magie

31/10/2020

Le déni de magie

Par le Dr Sophie Mainguy

La vie est pure magie. L’arbre qui se nourrit de lumière pour mieux habiter la terre en est le témoin quotidien. 
Si l’on peut en expliquer le mécanisme, il n’est pas possible de localiser ni définir l’Intelligence originelle qui le permet.
L'évolution n’explique pas l’origine du principe avec lequel elle s’évertue systématiquement vers le progrès.
Où que l’on remonte, il ne reste que des pourquoi.
Pourquoi un principe de survie ? Pourquoi un principe d’ordre, de toujours mieux, de plus sophistiqué, de plus raffiné et plus complexe ?
Pourquoi un principe d’amour, de lien, d’intrication, de correspondance et d’influence réciproque ?
Comment la poésie des mathématiques du vivant ? Pourquoi le pouvoir des couleurs ?
Pourquoi la beauté ?
Nous décrivons, analysons, ressentons parfois mais personne ne qualifie le principe de cette magie dans son ensemble.
Nous l’appelons hasard, Vie, Univers, Source, Intelligence Supérieure ou Cosmique, Création, Éternel, Conscience, Dieu, Un, Absolu, Suprême ou Sans Nom. 
Et il devient un tissu de croyances que chacun regarde d’un œil suspicieux parce que le sien n’est jamais exactement le même que celui du voisin.
Tant d’abominations ont été commises au nom de cette possible “vérité” que nous en avons conçu une méfiance, si ce n'est un rejet.
Nous tentons depuis d'échapper à ce risque  en ignorant la dimension non physique de l'existence. 
Elle est pourtant partout, elle est même son principe fondamental.
La science est la magie que l’on est parvenu à modéliser, les religions sont la magie que l’on a tenté de légiférer.
Et déniant la magie du monde nous en réfutons la nôtre. 
Avoir abandonné, par affranchissement religieux, la simple reconnaissance d'une Intelligence supérieure est une dramatique sentence d’ignorance.
À ne pas nous émerveiller devant le mystère prodigieux de la Vie, il reste une version appauvrie, triste et sans espoir de nous-même.
Se vivre à l'état de lombrics, convaincu d’un destin chaotique sans pouvoir ni objectif, de passage uniquement pour défendre sa survie, son plaisir et disparaître, est le principe d’existence le plus déprimant que notre humanité puisse adopter. Il n’est pas surprenant qu’elle en soit devenue suicidaire. 
Notre mort serait la fin de ce que l’on est, notre vue serait la garante de ce qui existe, notre intellectualisme la seule voie d’accès à l’information.
Nous vivons dans la peur que cette version réduite de nos existences soit vraie. 
Les mystères du génie, de l’inspiration, de l’intuition, de la précognition, des expériences mystiques spontanées ou induites nous racontent pourtant une tout autre version de notre espèce.
Les médiumnités multiples, les rêves lucides ou les guérisons miraculeuses, les expériences de morts imminentes tentent de nous indiquer d'autres possibilités.
À l'instar de l'infini microscopique de la vie biologique, l’univers de la vie non-perçue est aussi vaste qu’inexploré. 
Dans nos sociétés, qui cicatrisent leurs passés religieux, l’omerta règne sur cette curiosité, ces espoirs ou ces expériences.
Mais progresser dans notre quête de savoir et de liberté demande d’autoriser cet enthousiasme. Nous avons à nous réconcilier avec le mystère et son omniprésence. Il est tout ce qui existe autant que ce que nous sommes. Il est le démenti de nos petitesses. 
Nous avons besoin de lui. 
Il est le garant de notre vérité, l'objectif de nos courages. 
Il est la raison pour laquelle nous sommes, quelles que soient ses conditions, irrémédiablement animés par la vie.

Entretien vidéo Un corps heureux