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L’animalité retrouvée

04/11/2020

L’animalité retrouvée

Par le Dr Hélène Coulier

Il est surprenant de constater combien de nombreuses personnes sont coupées de leur présence corporelle. Cette relation au corps nous fait sentir ce qui est bon pour son fonctionnement de manière tout à fait naturelle.
Le corps est une incroyable machine si divinement réglée. L’étude de celui-ci jusqu’au fonctionnement cellulaire et biochimique permet de constater combien son équilibre est subtil au sens de précis. Tout y est harmonie, il s’adapte à tous les écarts et excès de manière merveilleuse. Ceci reste vrai jusqu’à un certain point où ces adaptations mettent en péril son propre fonctionnement organique. Le retour à un état initial est parfois impossible.


En se coupant de cette relation naturelle, animale au corps, l’être humain se prive donc d’informations capitales à sa santé. Il se dissocie.

L’activité physique, l’action créatrice, le repos et l’inaction sont tous essentiels à la santé.
La société dite moderne laisse peu de place à cette vision d’une vie d’équilibre. À l’image de la majorité qui la constitue, elle promeut la pensée, les rythmes standardisés, l’action productive. Nombreux sont ceux qui demeurent souffrants comme enfermés dans ces schémas.
L’être humain, doté de conscience, serait donc muni d’un corps qui n’obéirait pas aux règles de l’ensemble du monde animal ? Comme si l’homme pouvait soumettre à merci le corps à l’immobilisme, au stress, à la surcharge énergétique et émotionnelle.

 

Le corps est donc désinvesti. Il manque du minimum d’hygiène, de soin, de plaisir du mouvement. La vie programmée (l’agenda) est consacrée au faire et, lorsqu’il n’y pas d’action, à la rumination et la projection mentale. Cet abandon peut être circonstanciel ou non. C’est là que la lucidité doit intervenir car les excuses sont nombreuses. Petit à petit s’installe le règne de la pensée, de l’anesthésie corporelle, du refoulement émotionnel.

En effet, le corps est aussi le support d’expression d’autres informations plus bruyantes que sont les émotions. Dans un fonctionnement optimal, l’émotion traverse le corps sans aucune résistance. Souvent l’émotion jugée négative est refoulée, non vécue. Le filtre mental applique la sélection positive : seule la joie, « gold standard » de l’émotion, est autorisée. Toute autre émotion est censurée.


Sous l’effet d’une gâchette, l’émotion réveille une sensation qui est donc rejetée. Les mêmes causes entrainant les mêmes effets, c’est l’escalade dans le temps d’émotions toujours plus refoulées et de sensations corporelles qui se présentent toujours plus intenses. Ces répétitions ont des répercussions neurohormonales soumettant le corps à un stress. Pour quelles conséquences au long cours ?

La pensée, pièce maitresse de ce fonctionnement dissocié prend trop de place.
Pour sortir du cercle vicieux, autorisons l’émotion ; redonnons au corps sa juste place dans nos vies. Soyons les garants de l’équilibre.


Le corps, source de plaisirs comme de douleurs, est un élément d’information essentiel à l’équilibre de l’humain. Plus que toute autre chose, il est le support mémoriel de l’humain, le vecteur indispensable de l’émotion.

Il est vie et permet de faire l’expérience de la vie.

Désirs, plaisirs, bonheur : apport des neurosciences Entretien vidéo