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On a lu pour vous "Tous connectés"

04/02/2021

On a lu pour vous "Tous connectés"

Par le Dr Sophie Mainguy-Besnier

Le docteur en psychologie, Roger Nelson a débuté ses recherches sur l’effet du psychisme sur la matière à l’université de Princeton au sein du laboratoire PEAR en 1980. Son intention déclarée était de “marier la blouse blanche du scientifique au turban du mystique”. 
En 2002, il est devenu le directeur du Global  Consciousness Project ou GCP, qui depuis 20 ans, étudie l’existence d’une conscience humaine collective et son influence potentielle sur la réalité physique de notre monde. 


Au travers de son livre “Tous connectés” il cherche à démocratiser pour notre culture scientifique majoritaire, certaines réalités invisibles.
Pour cela le GCP bénéficie d’une collaboration internationale répartie sur 65 sites de recueil de données. 
Le principe expérimental s’appuie sur des générateurs de nombres aléatoires (ou GNA) de chacun des sites qui produisent 200 tirages de chiffres par seconde - soit des 1 soit des 0 - tel un pile ou face éléctronique. Les séquences de bits des générateurs sont obtenues par processus quantique appelé “effet tunnel” ce qui les rend véritablement imprévisibles.
Les GNA suivent donc les lois du hasard presque tout le temps mais peuvent être détournés de leur comportement aléatoire lorsqu’ils intègrent de minuscules quantités d’informations ou de biais. L'hypothèse est qu’une conscience collective humaine représente cette réalité d’informations capables d’influer un tel système normalement dédié au hasard.
Si une conscience collective humaine existe et qu’elle influe directement sur notre réalité, les données recueillies lors d'événements importants qui suscitent un émoi mondial divergeront des attentes aléatoires.
La restitution des données consignées dans le livre est assez ardue, l’auteur dans un souci évident de crédibilité a préféré les nombreuses précisions méthodologiques et statistiques au confort de lecture.
Néanmoins les résultats apparaissent passionnants.
Ils précisent que lorsque des millions de personnes partagent des intentions ou des émotions similaires, les GNA présentent une déviation de leurs résultats par rapport aux prévisions ordinaires. Cela suggère que l’état psycho émotionnel d’un grand nombre d’individus produit des effets dans le monde physique.
Ceci quelle que soit la nature de cet état. L’expérience est concluante lors de catastrophes, de décès mais aussi de cérémonies, de manifestations culturelles d’envergure ou de méditations planétaires organisées par internet.
Les attentats du World trade center en tête, ainsi que les décès de Nelson Mandela ou Michael Jackson, n’ont pas laissé les GNA de la planète indifférents; tout comme le sauvetage des 33 mineurs chiliens enterrés vivants depuis 17 jours en 2010 ou encore la marche pour la paix et le climat du 21.09.2014.
Les travaux du GCP confirment de façon littérale ce que les sages répètent depuis des millénaires: le monde dit extérieur est directement influencé par l'état de nos intériorités cumulées.
De plus les résultats obtenus indiquent que la variation n’est pas forcément corrélée au nombre d’individus concernés. Ce n’est pas la “masse humaine” qui conditionne la puissance de l’effet mais la cohérence d’état, la résonance intentionnelle entre les personnes et la sincérité profonde des ressentis. 
Les expériences menées lors de méditations à participation mondiale, entre autres, soutiennent cette observation.
Et le lien avec la matière même semble compter aussi. Bien que ces évènements soient anecdotiques et ne puissent, par là même, constituer une démonstration, il est mentionné que par deux fois pendant les 17 années d'expérimentation, des chercheurs impliqués dans le GCP sont décédés. Pour le premier, les deux GNA dont il se chargeait du recueil de données ont montré des déviations significatives. Le second était un des membres fondateurs du programme et c’est le système d’étude dans son ensemble qui a fortement réagi à son départ. 
Nos liens avec la matière semblent subtilement plus poétiques qu’il n’y paraît et la réalité de notre conscience bien plus mystérieuse que celle que l’on vit. 


Une dernière découverte, et à mon sens pas des moindres bien que le livre ne la mette que peu en avant, est que les mouvements de déviation des GNA commencent quelques heures AVANT les événements auxquels ils se rattachent. Ce tissu conscient, cette cohésion subtile de l’humanité perçoit  et répercute les évènements planétaires avant qu’ils n’aient lieu.
L’hypothèse d’une influence de la matière en réaction à un impact humain psycho-émotionnel semble donc incomplète. Celle d’une conscience unique à toute la réalité expérimentée et indépendante du temps et de l’espace (telle que décrite par les traditions spirituelles en général) trouve là un argument de son existence.

 

Quoi qu'il en soit, au bout de 17 ans de recueil de données, la probabilité que les écarts cumulés soient aléatoires est de 1 sur 1 trillion.
L’intrication entre la vie intérieure humaine et la matière apparaît donc bel et bien une réalité.
Plus que “tous connectés”, c’est un “tout connecté” que l’expérience incite à envisager.

 

Alors  à quoi ressemblerait un monde dans lequel un courant de pensées suffisamment partagé serait affranchi de l’idée d’ennemi ? Que naîtrait-il de la fin du jugement, de l’accusation, de la détestation de soi ? À quoi ressemblerait un monde dans lequel les rivalités et les concurrences seraient remplacées par l’amour profond de l’humanité  et son encouragement ?
Avec quelle rapidité ce changement d’état intérieur contaminerait le malheur pour consoler,  adoucir, soulager les indignations et les souffrances de tous ?
Que deviendrait notre espèce si une partie consentait à une amnistie véritable de son passé et de ses erreurs pour exister dans le soutien inconditionnel de la vie ?
Et si la mutation du monde ne tenait qu’à cette profession de foi partagée en nombre ?
Et si la transformation radicale de nos civilisations ne tenait qu’à une idée ?

 

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