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Le retour

05/05/2021

Le retour

par le Dr Sandy Plouvier

Les thérapies holistiques ont pour dénominateur commun la recherche d’une causalité non physique aux symptômes et maladies. Qu’elles soient énergétiques ou psycho-corporelles, qu’elles s’appuient sur l’hypothèse quantique ou sur l’harmonie corps-esprit, qu’elles voient les phénomènes physiques comme conséquence de l’alliance corps-âme-esprit ou comme cause de celle-ci, elles ont toutes à leur façon très bien modélisé (de manière empirique ou plus ou moins protocolisée) la genèse des pathologies. 
On trouve ici le classique déni de soi, les croyances limitantes, les « mémoires » duelles, les vieux-comptes non soldés, les autorisations personnelles etc… Selon la symbolique choisie, ces éléments s’avèrent d’une grande aide pour ceux qui y font une demande.
Avec des millénaires d’expériences sombres et de croyances de séparation, on peut dire que la « symptomatologie de l’éloignement » est aujourd’hui bien explorée. Elle est d’ailleurs le classique terreau d’étude de la médecine conventionnelle bien que celle-ci fasse l’impasse sur la partie invisible de la causalité. 
Éloignement de soi, éloignement de notre source de vie, éloignement de l’autre, éloignement de sa vérité intime… génèrent les symptômes de l’éloignement.

 

De plus en plus on reçoit des témoignages (pour peu qu’on veuille bien leur tendre l’oreille) des « symptomatologies de l’acceptation ». Souvent ces êtres vivent de longues errances diagnostiques et thérapeutiques, cherchent, trouvent, sont déçus, cherchent encore, veulent guérir… jusqu’à ce point d’acceptation où tout le tableau clinique s’effondre en un instant ou un court laps de temps. Vus comme mystiques ou inexplicables, les intéressés disent que c’est leur acceptation inconditionnelle qui était la clé de sortie de la symptomatologie. Ceux-là sortent en général des radars de la médecine conventionnelle et même également de la médecine holistique et ils témoignent - ou pas, selon leur crainte vis-à-vis de l’ordre établi. Si on veut bien leur prêter un œil attentif, ils sont là, tout autour de nous.

 

Et puis, moins fréquents encore, moins visibles encore, moins regardés, moins objectivés puisque hors des possibilités de modélisation, il y a ceux qui – généralement dans le cadre d’une volonté profonde d’élévation de conscience – présentent des symptômes pour lesquels l’acceptation ne suffit plus. Les symptômes sont là, l’acceptation aussi, la clef n’est plus là. L’acceptation n’a plus aucun effet atténuant sur la symptomatologie. Ce sont les « symptomatologies du retour », après celles de l’éloignement et de l’acceptation, ce sont celles du retour à soi, du retour à la vérité, du retour aux autres, du retour à la conscience, du retour à l’unité (la non-dualité).
Alors ils peuvent s’étonner, ceux-là qui croyaient avoir trouvé la clef. Oui, ils avaient bien trouvé une clef, celle de la portion suivante du chemin : le chemin du retour.
Ce chemin de retour a été beaucoup décrit sur un plan « spirituel » : comment l’esprit rentre vers son état originel, la nuit noire qui s’ensuit, les nombreux pièges tendus à l’esprit sur ce chemin… Mais on ne parle pas souvent de la manière dont le corps se comporte pendant cette phase de retour. 
Eh bien il se comporte bizarrement, très bizarrement … Les symptomatologies du retour sont généralement très marquées, très intenses, brutales, à l’emporte-pièce, elles suivent une cinétique inhabituelle, elles ressemblent à des symptômes connus mais ne correspondent pas aux pathologies connues, elles empruntent les mêmes voies biologiques et physiologiques mais dans une logique qui leur est propre. Elles sont comme une proposition individualisée de la conscience qui y œuvre, pour l’être qui le reçoit, avec un cortège de symptômes assemblés « sur-mesure ». Elles sont une question de la conscience à l’être concerné : « Et maintenant que choisis-tu ? »

 

Tous les symptômes sont des questions mais elles diffèrent au cours du chemin.


- La question des symptomatologies d’éloignement est : « alors, choisis-tu encore de t’éloigner plus de moi ou décides-tu de revenir vers moi ? ».
Là s’éloigner encore plus ne fait qu’intensifier les symptômes. Faire demi-tour est salvateur et fait le lit des cohortes de témoignages des magistrales transcendances vécues au décours de pathologies lourdes.

 

- La question des symptomatologies d’acceptation est : « alors choisis-tu de me laisser faire ou choisis-tu de me résister encore ? »

 

- Enfin la question des symptomatologies du retour est : « alors me choisiras-tu envers et contre tout ? ou choisiras-tu de repartir dans ton monde séparé y chercher une réponse qui te convienne, en dehors de moi ? »
Ici le symptôme ne fait que se renforcer au fur et à mesure que l’on rentre. C’est encore l’attraction de la densité qui œuvre, qui fait souffrir les structures corporelles par un puissant effet d’aimantation, mais cette fois pour tracter, pour retenir. Le corps semble tirer des boulets de douleurs et de symptômes. C’est le chemin de croix, c’est la conscience qui laboure le corps.
Le piège est tel, la souffrance physique est telle que la volonté est mise à l’épreuve. Et là tomber dans le piège consiste à répondre « oui je veux rentrer mais je vais quand même chercher un soulagement dans mon monde avant ». 
Or les symptomatologies de ceux-là ne ressemblent généralement à rien ou sont tellement polymorphes qu’elles finissent dans l’escarcelle des pathologies fourre-tout – ces diagnostics pas très clairs qui permettent de donner satisfaction au mental qui veut une étiquette sur son mal. Les thérapies ne sont guère plus satisfaisantes mais le tentateur a eu ce qu’il voulait : il a fait rebrousser chemin.

 

Et c’est ainsi qu’on voit des êtres qui souhaitaient plus que tout rejoindre le chas de l’aiguille (Matthieu 19:24) mais qui s’en approchent avec un gros sac rempli d’un diagnostic fourre-tout qui jamais ne passera par ce point tant désiré. Et ce parce qu’ils ont oublié la question qui leur était posée.

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