Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

Association loi 1901

2021 © wecareweare. Tous droits réservés

 

 

La présidente de WE CARE WE ARE nous parle de l'association :

« Notre collectif est né car nous n’avions pas trouvé d’espace qui nous permette de répondre à notre besoin de trouver d’autres réponses, d’explorer d’autres voies, d’expérimenter un autre chemin mais sans renier pour autant nos racines médicales scientifiques. 


Il existe à ce jour de grands et beaux collectifs de médecins conventionnels s’appuyant sur la science et l’Evidence Based Medicine, des sociétés savantes qui assurent parfaitement bien leur travail.  
À contrario, les praticiens qui veulent explorer ce que l’alternatif, l’énergétique, le subtil, l’holistique peuvent proposer ont aussi pléthore de propositions de regroupements mais qui s’éloignent de plus en plus de la médecine conventionnelle scientifique dans un excès inverse et avec souvent beaucoup de jugements portés sur cette médecine. Ce rejet ne nous représente pas.
Et donc au milieu, il y a nous avec cette envie de se retrouver pour échanger ouvertement en toute liberté à propos d’autre chose mais sans pour autant mettre à la poubelle tout notre bagage scientifique médical et nos protocoles, ces manières de traiter qui ont fait leurs preuves. Pour cela nous n’avons pas trouvé d’espace institutionnalisé, formalisé. Alors nous avons eu envie de nous regrouper et le créer.


L’idée est « on peut tout y explorer sans exclusion de quoi que ce soit », avec un espace de partage, des événements, des rencontres où on ait cette empathie, cette bienveillance, cette capacité à tout poser sur la table en ne réfutant rien par principe, en se disant que ce n’est pas parce que quelque chose n’a pas été prouvé que c’est faux. Il existe plein de pratiques qui n’ont pu être prouvées que bien après leur utilisation empirique. Aussi nous considérons que personne n’est à pointer du doigt dans aucun domaine que ce soit de la prise en charge dès lors que c’est le bien du patient, l’intégrité du praticien et l’exercice en conscience qui sont à l’œuvre.


Et on espère comme cela créer des ponts là où on a facilement tendance à tomber dans l’exclusion avec des murs entre camps qui s’opposent et se tapent dessus en se taxant de charlatanisme pour les uns, d’"inhumanisme" pour les autres. 

 

À qui cette association s’adresse-t-elle ?

« À tous : d’abord les soignants, libéraux comme hospitaliers : médecins, paramédicaux, pharmaciens, auxiliaires médicaux etc … 
Mais également nous avons prévu d’inclure les thérapeutes dits alternatifs hors soin institutionnel en France mais qui pour autant font partie du paysage et que les patients sollicitent. Par ailleurs tous ceux que la démarche intéresse trouveront leur place dans un espace sympathisants, qu’ils soient des « patients », des familles, ou ceux qui s’intéressent aux pratiques corporelles et à la santé sans être en lien professionnel. 
Nous sommes en fait des êtres humains qui ont envie de se demander ensemble si on a fait jusqu’à présent le mieux de ce qu’on pouvait faire et comment faire pour s’enrichir de ce que l’autre propose, pour être dans une cohésion et une unité et pas une démarche d’exclusion. 

Avez-vous rencontré des résistances ? 

« Non ... alors certainement il y en a.  Je ne me leurre pas là-dessus.


Mais pour ma part, j'ai été amenée à me dire que cette vérité qui est la mienne maintenant je ne peux plus la cacher. Je ne peux plus la camoufler. Je ne peux pas faire semblant d'aller travailler et d'appliquer des protocoles issus de l'EBM parce que l'on m'a dit que c'était telle molécule qui agirait, alors qu'il y a quelque chose en moi qui me dit "attention va regarder ailleurs, ce n’est pas là que ça se passe". Et inversement je n'ai pas envie non plus de passer mon temps uniquement dans une forme d'intuition pure qui nierait complètement la science de laquelle je viens. Je me sens démembrée là-dedans. Et donc il est plus inconfortable pour moi aujourd'hui d'exercer de cette manière-là que tout simplement de dire ma vérité telle qu'elle est. 
Et ça je l’ai retrouvé chez un très grand nombre de soignants que j’ai croisé ces dernières années, d’où l’idée de ce regroupement. 


Et j'ai la faiblesse de croire que nos confrères y verront l'expression de nos parcours respectifs. Nous n'imposons pas quoi que ce soit à qui que ce soit. Les patients qui ont besoin de "sciences dures" pour être traités, c'est formidable et ceux qui ont besoin de thérapeutes alternatifs avec des choses qui ne sont pas du tout cadrées ou scientifiquement établies, c'est très bien aussi. Il n'y a pas là-dedans la notion de "il faut faire ci ou il faut faire ça". Simplement, à un moment, moi comme d’autres avons été amenés à nous poser des questions et à trouver des réponses inattendues par rapport à notre conditionnement médical, à trouver des réponses aussi à l'intérieur. Et on m'a demandé de partager ces idées, je les ai partagées, je les partage mais je ne fais pas de prosélytisme. Je ne demande à personne d'adhérer à la manière dont moi aujourd'hui j'entends exercer, aborder le corps, le soin le patient, l'humanité, l'univers et la spiritualité etc...  


Donc on ne rencontre pas de résistance dans le sens où on n'essaie pas de convaincre qui que ce soit. Je pense que les oppositions viennent de la sensation de se sentir contraint à penser quelque chose en fait ou à refuser que l’autre ait un autre schéma de pensée que soi.
Et les consœurs avec lesquelles nous avons créé l’association sont dans la même démarche d’ouverture. 

Pourquoi "partager les visions de la santé et de l'humain" ?

« Croire qu’il existe une réponse juste à appliquer à tous de manière identique, quelle que soit la problématique considérée, c’est par définition faux. La seule invitation en tout c’est pour chacun s’interroger sur ce qui est juste pour lui, ce qui est juste dans son rapport aux autres et ce qui est de l’ordre de sa capacité à rester dans sa vérité, rester soi-même avec tout le décor que ça implique – médical ici en l’occurrence.


C’est dans le maximum d’apaisement que les transformations collectives peuvent s’accomplir. Nos croyances collectives se cristallisent. Il n’y a aucun jugement à porter sur qui que ce soit puisque on porte individuellement des points de vue qui, mis en commun, sont la totalité des points de vue et donc l’équilibre parfait. Et aujourd’hui le discours que je peux avoir, il est forcément équilibré quelque part ailleurs par un discours totalement inverse (soit totalement dans la peur ou soit totalement dans la réactivité ou le combat…) et c’est complétement OK parce qu’on exprime chacun ces différents morceaux de la vérité universelle que nous sommes, cette humanité pleine et entière. Et ça c’est à totalement respecter. 

Propos recueillis à l'occasion d'un entretien informel entre Sandy Plouvier (médecin, présidente de WCWA), Céline Dupuy (professeure de yoga) et Sylvie Dezeustre (psychologue)