Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit.

Association loi 1901

2021 © wecareweare. Tous droits réservés

 

 

Témoignages

Nous serons heureux de découvrir votre témoignage. Ils pourront être publiés anonymisés ou non selon vos préférences.Vous pouvez nous le soumettre iciPour vous aider à témoigner, consultez la charte d'écriture.

1 2

Témoignages

Humilité

29/03/2022

Humilité

J’avais envie de vous partager une expérience que j’ai vécue il y a quelques mois ..
Dans le cadre de mon activité professionnelle, j’accompagne des adultes et des enfants en séance individuelle ou en médiation.
Ce jour-là, je ne connaissais de la personne que j’allais rencontrer que ses nom-prénom : c’était un premier rendez-vous.
Je vais à sa rencontre en salle d’attente et une fois installées dans nos fauteuils respectifs, je la vois et je la ressens et là une petite voix à l’intérieur de moi se met en route.. « mais comment vais je faire ? que vais-je lui proposer ? mon Dieu 1h30 cela va être interminable... »
En effet, moi qui ai travaillé pendant 17 ans auprès d’un public de personnes dites « déficientes mentales » j’avais reconnu l’une d’entre elles. J’avais repéré une certaine tenue, une posture, un vocabulaire.
Passé ce court instant de doute, je perçois que la voix en question est celle de mon mental et je choisis de ne pas lui laisser de place. Je me ressaisis aussitôt au moyen de deux phrases qui m’accompagnent depuis que je les ai entendu : « l’autre c’est moi » et « la grâce ne prévient pas » sous entendant que cet autre en face de moi peut accéder à la meilleure version de lui même avant moi. Il n’y a plus ici d’accompagnant et d’accompagnée mais deux âmes qui se sont données rendez-vous pour s’élever mutuellement.
Aussi, je me suis adressée à elle avec la même écoute et la même énergie que pour quiconque. Je lui ai soumis une proposition de mise en mouvement et elle s’est manifestée avec joie quelques jours après, fière d’avoir pu se positionner dans un espace qui la faisait souffrir.
J’ai beaucoup de gratitude pour cette rencontre et cet être qui est venu me témoigner sa difficulté d’être accepté dans sa singularité… qui n’est rien de plus que ce qui me challenge le plus dans ma vie.
Je comprends de cette expérience que rien n’est jamais vraiment soldé et que nous sommes constamment « testés » sur notre capacité à mettre de l’Amour dans tout ce qui nous entoure et dans chaque rencontre.
Cette situation montre combien nous avons le CHOIX a chaque instant de choisir entre la voix du mental et celle du cœur et invalider les croyances erronées jusque là actives.

Humilité et acceptation

08/05/2021

Humilité et acceptation

À 52 ans, je vis ce que je vais nommer un oedème cérébral (il n’y a pas eu de diagnostic véritable).
Une céphalée intense démarre un matin, la pression douloureuse dans la boîte crânienne s’intensifie au cours de la journée. Je ressens que j’ai besoin d’un contexte sécurisant, chose dont je ne bénéficie pas car je vis seule. Je suis hébergée chez des amis. 
Il n’y a aucun répit dans la souffrance. Je suis à cette époque réfractaire à tout ce qui est traitement allopathique, je passe six jours dans un état extrême, avec hyperthermie à 40 degrés, transpiration profuse et impossibilité d’avaler quoi que ce soit sinon un filet d’eau. Je suis couchée en permanence, je m’affaiblis. Le septième jour, je quitte brusquement mon corps et je suis très vite bien loin de celui-ci. C’est aussi aisé que d’enlever un cardigan ! Je ne pense à rien, c’est la béatitude, car bien sûr, toute sensation corporelle a disparu. Je sais que je suis morte, je flotte dans un espace imprécis, particulièrement lumineux. C’est tellement agréable ! Je ne peux calculer combien de temps cela dure, mais une voix que je ne connais pas affirme au-dedans de moi : « je veux retourner sur la terre pour apporter de l’amour ! » Les amis n’ont, je crois, rien remarqué. Je ne leur précise pas quelle vient d’être mon expérience.

 

Les mots entendus résonneront encore fortement en moi les jours suivants. Le lendemain matin, mon amie (infirmière de formation comme moi) me conduit aux urgences. Mon état lui fait peur, confesse-t-elle, ça la dépasse. Ce n’est pas mon profond souhait que d’être à l’hôpital, mais j’accepte ses craintes et la remercie : elle fait du mieux qu’elle peut. Le médecin urgentiste pense à un AVC ou à une hémorragie cérébrale à bas bruit. Mais les examens approfondis ne révèlent rien, la prise de sang met juste en évidence un léger état inflammatoire (V.S. augmentée). Je suis hospitalisée, une perfusion coule dans mon bras et je reçois une intraveineuse d’analgésiques à diverses reprises. Quand le neurologue de garde me rend visite le surlendemain, il m’interroge une nouvelle fois sur ce que j’ai pu constater. Mon cas l’interpelle, il n’a aucun diagnostic à émettre, il pense à une maladie auto-immune et veut que je passe des examens complémentaires dans un autre hôpital. Je l’écoute mais je décèle chez lui une sorte de frustration : il est décontenancé devant mon cas qu’il ne peut étiqueter. Lorsqu’il quitte mon chevet, je ferme les yeux et me centre. C’est moins facile dans cet état d’affaiblissement extrême mais il y a un malaise au niveau de mon plexus depuis cet échange, je veux l’écouter.
Rester hospitalisée parce que ce médecin cherche absolument une cause à ce que le corps présente ? J’ai une réponse intérieure claire : je m’en vais ! J’appelle l’amie dont le nom vient d’apparaître à mon esprit, elle est d’accord de venir me chercher et de me loger pour la nuit. Je sonne l’infirmière pour qu’elle enlève la perfusion et, tranquillement, je m’habille. Je dois m’y prendre en plusieurs étapes, mais la motivation est suffisante pour que je réussisse. Je passe par la salle de garde où le personnel paramédical me regarde avec incompréhension tandis que je signe un document qui décharge l’hôpital de toute responsabilité.


Je me relève doucement de cette expérience, par étapes. Il faut six mois. Je suis encore obligée de me laver en deux fois, assise sur une chaise. Je mange et je dors, là est l’essentiel de ma journée. Je suis incapable de concentration, je ne sais pas lire, je ne tiens pas une conversation : je n’ai pas accès aux mots.
Une période toute nouvelle commence : je n’ai aucun revenu puisque j’étais indépendante. Comme je ne voulais pas céder à la peur de l’avenir, je n’avais pas pris d’assurance. Je deviens SDF durant une année : je suis logée de-ci de-là, chez des amis, parfois trois jours, parfois plus. J’ai encore ma voiture, elle est remplie d’effets personnels qui me permettent notamment de changer de vêtements. Je reçois parfois un petit don en argent. Je me fie à l’intuition, c’est elle qui me guide. Ceci m’oblige à prendre un temps de centration chaque jour et parfois plusieurs fois par jour. Parce qu’il faut taire les pensées, calmer les peurs éventuelles et écouter. Toujours écouter et suivre ce que j’ai reçu comme réponse.

 

Je suis en gratitude car je peux voir en permanence ce qui m’est donné en réponse à mes besoins quotidiens. Pas pour demain, pas pour dans un mois, pas pour rembourser ce qui attend : pour le jour même. En même temps, une autre Christiane regimbe. Révoltée, elle se demande : « pourquoi moi » ? Et ceci concerne avant tout ma vie professionnelle qui était passionnante, et dans laquelle je me sentais utile et joyeuse. Eh bien tout cela s’efface, ce n’est plus possible d’imaginer que je pourrai construire des projets de formation avant longtemps. Que vais-je faire ? Car toute ma clientèle va disparaître ou à peu près. Les dettes qui s’accumulent sont sources de tracas et de honte. Outre les cotisations que paie normalement un indépendant à l’état, j’ai d’autres factures qui s’accumulent.


L’intégration de cette situation bouscule pas mal la ‘personnalité’. Me trouver dans cette position humble, c’est une fameuse déconvenue pour l’ego. Avant, j’avais une place sociale, un certain charisme, j’étais appréciée par les êtres que j’accompagnais individuellement ou que je formais à l’hypnose. J’ai l’impression dorénavant que je ne suis plus rien. N’ayant pas d’argent, je ne participe plus à aucune activité sociale. Pourtant, je ne suis plus celle d’avant, je le ressens. C’est parfois confus car je suis encore en résistance. Au fond de moi, la phrase qui a été prononcée lorsque j’ai quitté le corps revient régulièrement : « je veux retourner sur terre pour apporter de l’amour ». Comment vais-je concrétiser cette mission ? De temps en temps, le petit ‘moi’ se rebelle : quand je suis aidée par une amie, nourrie ou logée, je veux un équilibre. Je veux surtout ne pas me sentir redevable : c’est plutôt cela qui me mine ! L’ego ne voit que les manques, il n’imagine pas un seul instant ce que j’offre autour de moi.


Deux années durant je résiste à ce qui est. Et puis j’intègre le choix de mon âme : c’est un chemin initiatique que je me suis choisi, un début de dépouillement en fait, une occasion d'humilité totale et d’acceptation.
Car j’ai beau chercher, je ne trouverai jamais plus de travail : mon être m'invite à l'intérieur.

Ni "pro" ni "anti"... juste à l'écoute de l'élan de la vie

26/01/2021

Ni "pro" ni "anti"... juste à l'écoute de l'élan de la vie

J’ai accouché le 27 août 1990 d’un petit garçon Adrien. Trois mois après sa naissance nous l’avons amené (son papa et moi-même) chez le pédiatre pour s’assurer que tout allait bien !
Le pédiatre nous reçoit, l’examine et nous confirme que tout va bien.
Il commence cependant à nous parler des vaccinations, sachant qu’à l’époque j’étais infirmière libérale et convaincue que la vaccination était une protection collective. 
Donc il nous parle du protocole à respecter et commence à parler de dates.


Adrien qui jusque-là avait été très calme, s’est mis à hurler...
Il était dans les bras de son papa, mon compagnon interloqué, ne comprenait pas ce qu’il se passait, Adrien était inconsolable.
C’est alors qu’il le porte à bout de bras face à lui, le regarde dans les yeux et lui dit:
« Adrien nous n’allons pas te faire vacciner aujourd’hui, pour l’instant nous nous informons sur la conduite à tenir... »
Adrien s’arrête de pleurer immédiatement !


Je suis là et j’observe la scène silencieuse, lorsque je me sens traverser par une évidence fulgurante « Adrien ne doit pas être vacciné »
Je ressens un tsunami intérieur, tout mon corps tremble mais je sais....
Nous quittons le cabinet du pédiatre, nous lui demandons un temps de réflexion.
Je formule tout haut à mon compagnon «  il est évident qu’Adrien ne doit pas être vacciné ».
Nous sommes sonnés et nous restons silencieux.
Quelques jours plus tard nous prenons le temps d’en reparler, nous décidons de nous laisser du temps. Mon compagnon avait posé un congé parental d’un an , il n’y avait pas d’urgence.
Puis la vie a fait en sorte de mettre sur notre chemin des personnes à l’écoute, qui ont pu nous accompagner dans notre démarche.


Je ne suis pas pour ou contre la vaccination, j’ai simplement écouté l’élan de vie qui m’a traversé, je venais d’accoucher et j’étais complètement reliée à l’Amour que rayonnait Adrien.
Aujourd’hui je dirais que nous avons expérimenté l’un comme l’autre un contrat d’élévation mutuelle.
Adrien a 30 ans , il n’est toujours pas vacciné et il va très bien.

 

Éloge du « bon sens »

15/01/2021

Éloge du « bon sens »

Parlons tout d’abord du corps et de l’univers « organique ».

 

La soixantaine en février prochain, je peux dire que je n’ai jamais eu de problème de santé - ni d’accident d’ailleurs. Quelques petits "bobos" ici ou là, mais rien qui ait justifié des traitements autres qu’homéopathiques, ostéopathiques ou naturopathiques. Privilégiant depuis ma jeunesse la prophylaxie, le maintien de l’état de bonne santé, je n’adhère pas à l’idée de lutte contre la maladie.
Je vois que les "bobos" en question sont généralement le résultat de mes comportements générateurs de déséquilibres (sur des plans divers)… et que j’en suis donc pleinement responsable. Ils ne sont pas dissociables de moi.

 

Avec un père pionnier du naturisme et une mère pionnière du yoga, j’ai reçu dès mon plus jeune âge les bases d’une relation de proximité harmonieuse avec la nature et ses nombreux bienfaits, avec un rapport sain au corps, ce que je considère avec gratitude comme un inestimable cadeau. Hygiène et rythme de vie, alimentation, sexualité, un ensemble de paramètres à forte tendance « naturelle » se dessine en fil rouge de mes choix. Cela a entre autres induit une longue activité en « cuisine pour d’autres » au service de l’éveil de la Conscience, et ma nature joyeuse s’est spontanément exprimée dans un « végétarisme réjouissant ». J’ai, pour pouvoir baser mon activité sur ma propre expérience, exploré divers modes alimentaires, le jeûne ayant été le plus marquant et le plus bénéfique de tous. J’ai donné des conférences et animé des ateliers sur ces sujets, mais ne suis certainement pas une intégriste de l’hygiène de vie, loin s’en faut 😉 !

 

Avec le recul sur mon vécu et grâce à la question ici évoquée, je peux voir aujourd’hui que ma vision de la santé repose sur cette considération d’un « état naturel », ou « état originel » - entendre initial, non dénaturé, avant toute interférence extérieure. Mon attitude face à mes divers « bobos » a donc toujours été intuitivement de réinitialiser l’existant, de remettre les compteurs à zéro, de restaurer la perfection d’origine, avec le moins d’intrusion possible dans le déroulement de la vie en moi. 
Les trois outils de prédilection auxquels j’ai eu recours tout au long de ma vie sont, pour ce qui est du plan physique :
1. Le soutien des fonctions naturelles de l’organisme 
2. L’ostéopathie
3. Le jeûne
D’aucuns diront peut-être que je peux me permettre cela parce que j’ai une bonne santé, et là, la question de la poule et de l’œuf surgit. Je ne prétends pas avoir la réponse, bien entendu.

 

Ces bases posées, l’autre aspect - sans doute central - qui a accompagné consciemment ma santé depuis l’âge de 23 ans réside dans les liens que j’ai appris à discerner, souvent à la lumière de crises, entre les différents plans de mon incarnation.
Passionnée de parapsychologie dans ma préadolescence, puis de spiritualité vers la fin de l’adolescence, j’ai fait un choix fort à 23 ans, que je n’ai jamais encore démenti. Alors affectée de névralgies fulgurantes dans le maxillaire supérieur gauche depuis un an et demi, je suis allée voir un thérapeute qui démarrait son activité. Il m’a demandé si je voulais juste me débarrasser de la douleur, ou si je voulais éclairer les causes desdites douleurs - œuvrer au service de l’Être. Sans hésiter, j’ai opté pour la seconde proposition, étant « cherchée » de l’intérieur depuis plusieurs années déjà.
Il m’a alors juste recommandé de dire à mon père que je l’aimais. Ce que j’ai fait sur le champ par un courrier que je lui ai adressé. J’ai tout de même été bluffée que les névralgies cessent d’un instant à l’autre… (mon père souffrait des dents comme le martyr depuis des décennies).
Cela a ouvert la voie de mon cheminement conscient de Réalisation de l’Être (imaginez ma confiance dans le discernement du thérapeute !).

 

D’autres expériences marquantes me reviennent, comme ce début de zona, qui, après deux semaines de douleurs intercostales flambantes, m’a conduite à dire à un proche ce que je gardais sur le cœur - zona disparu instantanément.
Nombre d’exemples vécus de ce type, y compris avec mes filles, ont ancré dans mes représentations l’évidence des liens entre les plans d’existence dans les manifestations dites « pathologiques » qui deviennent comme un langage plus ou moins subtil, et l’aberration qui résiderait dans le fait de se priver de tout un pan d’informations précieuses - pour parfois, comme cela a été souvent le cas pour moi, un effet radical.

 

Je dois reconnaître ici que j’ai une confiance très relative dans l’allopathie et la médecine conventionnelle, et je crois que c’est dû à l’impression que ma vision, mon ressenti et ma perception n’entrent pas en ligne de compte, que tout le pan « invisible et intangible » est occulté, ce qui me place en discordance avec moi-même. J’ai dit très longtemps que si j’avais une maladie grave, je ne m’en remettrais pas à la médecine conventionnelle ni aux hôpitaux, mais que j’associerais plusieurs méthodes naturelles de soin de différents niveaux, sur la base du jeûne et bien évidemment d’un processus de conscience. 
Je suis convaincue, peut-être à tort, que renoncer à cette information venue de l’intérieur nuirait gravement à ma santé.

 

Mon expérience du jeûne est si probante que j’ai une confiance quasi-totale dans la capacité de mon corps à restaurer un état originel sain, d’autant plus que j’ai des perceptions plutôt fines de ce qui s’y passe. 
J’ai d’ailleurs vécu une circonstance où le gouffre était tel entre ce que la médecine allopathique/chirurgie me proposait et ce que j’ai permis dans mon corps grâce à un jeûne de deux semaines qu’il constitue à mes yeux un repère solide. 

 

« Jeûner, c’est s’abandonner à la jubilation du miracle de la Vie dans le corps ». 
Ça, c'est mon vécu.

 

C’est aussi renoncer à croire que ma tête (ou celle d’autres) sait mieux que la Vie en moi. 
C’est cesser de donner le pouvoir au dogme pour privilégier l’expérience dans le corps (le mien en l’occurrence).
C’est s’en remettre avec confiance à l’absence de tout, au vide, à un processus qui, sur un plan inconscient peut évoquer la mort, alors qu’en réalité il laisse librement s’exprimer La Vie.
C’est aussi renoncer à une bonne partie des bouchons et couvercles mis sur ce qui vient de l’intérieur, se rendre disponible pour écouter finement.

 

Bien que je ne fasse du jeûne ni une religion ni une obsession, MON état de santé tient donc davantage à ce que l’on peut enlever qui lui nuit, plutôt qu’à ajouter un principe ou élément extérieur. Laisser le corps tranquille, lui reconnaître tout son pouvoir de guérison, accorder à la Vie le temps de faire son œuvre de restauration qui est spontanée dès lors que l’on cesse d’encombrer ou d’interférer. Se mettre à l’écoute profonde des déséquilibres autres que physiologiques pour voir ce qui n’a pas encore été vu et permettre à l’équilibre de se rétablir. 
La quête de vérité et d’authenticité dans ce que je vis est aussi un moyen puissant de restaurer l’état initial de santé.

 

Le « bon sens » reste un de mes alliés les plus fidèles dans cette incarnation - le recours à la simplicité, à la sagesse de la Vie… La confiance.

 

Face à l’épidémie actuelle, spontanément j’ai sollicité ma - super - homéopathe pour savoir comment soutenir au plus simplement et naturellement mon système immunitaire, de façon à optimiser les capacités de mon organisme à accueillir ce virus qui, selon toutes probabilités, croiserait un jour ma route… (certainement pas pour me nuire et je ne cherche aucunement à l'éviter). 
Cela relève de ma responsabilité, de mes choix de vie au quotidien et de ma prédisposition à accueillir ce qui m’est proposé.
J’ignore tout de la façon dont mon organisme peut/va réagir, mais je collabore avec lui dans une relation de confiance, de soutien, d’accompagnement et de respect, pour autant que j’en sois consciente et capable. 

 

J’ai aujourd’hui un regard élargi sur ce qui peut advenir, sachant que rien ne peut se produire que je n’aie voulu. Cela vient amplifier à l’infini la responsabilité qui a été la mienne jusqu’à maintenant pour ce qui est de ma santé et lui donner une nouvelle dimension.

 

Je suis vraiment heureuse de voir cette réflexion lancée par WeCare, convaincue de la transformation profonde requise dans l’univers de la santé que la période actuelle met bien en lumière.

 

Ma contribution est modeste parce que j’ai été confrontée au système médical de façon très ponctuelle pour des atteintes bénignes, mais je témoigne de tout mon cœur parce que j’aspire tant à ce que, collectivement, l’on cède moins à la peur et aux injonctions extérieures dénuées de cohérence. Participer avec d'autres à l’émergence éventuelle d’un autre regard et d’autres pratiques me réjouit.

Le corps d'accord

08/01/2021

Le corps d'accord

    J’ai choisi mon activité professionnelle sur des motivations diverses. Je me sentais étonnamment tournée vers une meilleure connaissance du corps, alors même que le corps était le grand oublié dans mon univers familial. J’ai démarré mon activité de kinésithérapie avec un sentiment de manque, manque de performance de mon corps, manque de perception, manque de ressentis de ce qui l’anime voire difficulté à y être incarné. 
    À cette époque, cette absence de perception était ma norme. Ma vision de la santé était d’ailleurs, assez simple : La santé, c’est ne rien ressentir de désagréable, voire même de ne rien ressentir du tout. J’ai ensuite rencontré plusieurs patients qui avaient une approche assez similaire. À la question : « que ressentez-vous ? », ils exprimaient leurs zones douloureuses, qu’ils aimeraient voir disparaître, ou disaient « je ne sens rien », ce rien étant gage de : « tout va bien ! ».


    Progressivement ma vision du corps a évolué et aussi de ce fait ma vision de la santé. 
J’avais la vision initiale d’un corps bio-mécanique, machinerie impressionnante au service des désirs de la volonté et de la raison. Cette manière de voir était associée à un désir de performance linéaire, sans accrocs. Tout symptôme qui marquait un frein à ce corps machine était potentiellement frustrant. Alors même que je désirais un corps sain, je n’étais pas une bonne élève des conseils de prévention, que je donnais allégrement à mes patients. Bien manger, bien dormir, bien bouger devait permettre un corps sain, avec un minimum d’accros. Ce bien-faire volontaire pour s’assurer une paix des ressentis corporels a été progressivement remis en cause. 
    À présent, je vois le corps comme un système vivant au service de l’incarnation de la vie qui anime chacun. Le système corps est ainsi régulé vers un équilibre dynamique, par les phénomènes d’homéostasie. Je suis fascinée par la capacité d’ajustement permanent du corps pour maintenir son homéostasie, alors même que chaque système est soumis à des sollicitations, des déstabilisations permanentes. La santé est donc pour moi une capacité d’homéostasie et de régulation permanente au niveau biologique, hormonal, tonique, vasculaire, neurologique voire même énergétique. La santé est ainsi, aussi bien biomécanique, que perceptuelle, psycho-corporelle, énergétique et même spirituelle car chacune de ces dimensions peut être parfois saine ou en déséquilibre. 
    Ainsi un symptôme peut être vu comme un déséquilibre temporaire qui marque un défaut d’ajustement temporaire. Pour réguler ce déséquilibre, j’ai une grande confiance dans la puissance de régulation et donc de guérison du corps. En tant que soignant, j’aime être au service de ces forces d’auto-guérison, de résilience qui savent cicatriser, guérir et réguler le système corps, naturellement. 


    En revanche, une absence de symptôme n’est pas forcément un indicateur de santé. Je ne trouve plus que « ne rien sentir » est un bon indicateur. Au contraire, un corps en pleine santé est pour moi, un corps-conscient, capable de transmettre les informations perçues pour aller vers plus de soi. Or, quand il y a déni de soi, c’est-à-dire l’écoute des conditionnements extérieurs, au lieu de l’écoute du vivant en soi et de la joie d’être au monde, l’absence d’information de ce décalage me semble plutôt une perte de repère de sa boussole intérieure.  
    L’homéostasie doit aussi être capable d’évoluer vers une fréquence neuve, plus adaptée à qui on est et à qui on devient. Ainsi parfois, le réajustement passe par la transformation voire la transmutation de ce qui n’est plus utile pour le corps et le psychisme. 
    Pour aller vers cela, il me semble sain de percevoir avec discernement ce qui nous met en mouvement et de percevoir les échos et résonances, qui peuvent nous guider sur le chemin d’être pleinement soi-même.     
 
    Je m’interroge encore sur la vision de la santé que je partage dans mes soins. Je perçois régulièrement la demande du patient comme une demande de soulagement pour retourner à un état d’équilibre stable sans aucune perception. Je porte certainement encore, parfois, cette vision du soin qui voudrait permettre le retour vers un soulagement, vers un équilibre sans ressenti. 
    L’idée que moi soignant, je vais, par une force extérieure, soulager un patient n’est pas juste. 
En tant que soignant, je peux participer à remettre en lien avec les forces de vie, qui animent chacun, qui sont porteuses d’homéostasie et de guérison. Je peux participer à faire grandir la conscience et la confiance dans la guérison à l’œuvre. Je contribue à éclairer les résistances qui bloquent les forces de guérison. Je peux aussi participer à faciliter l’accueil de ce qui est, des possibles du moment et encourager à déployer l’usage de ce qui est disponible.
    Je peux aussi donner un coup de pouce pour encourager le système à s’ajuster et donner l’accès à la joie de ressentir avec plus de discernement (même quand ça semble désagréable) la vie qui oriente vers plus de « soi-m’aime ».  

Juste Être

10/11/2020

Juste Être

Une heure après avoir pris un antalgique à base de poudre d'opium, je suis prise d’une sensation de malaise intense, mon faciès est rouge écarlate, des violentes douleurs apparaissent brutalement dans le flanc droit, mon souffle est court et rapide, ma cage thoracique semble bloquée dans un étau, mon cœur tambourine la chamade. J'ai pris le volant depuis quelques minutes, je dois m’arrêter sur le bord de la route, j’ai la sensation que je vais mourir, les douleurs sont aussi intenses que l’accouchement mais localisées sous le poumon droit. Des nausées violentes me secouent du bassin à la gorge. 


Dès les premiers symptômes, j'observe mon mental cherchant à tout contrôler, il s’accroche à l’idée que je fais une allergie à un nouveau médicament, ne laissant pas de place à une autre option, il a besoin de savoir.
En appelant le 15, mon mental râle, grogne, supplie.


« Vous avez appelé le SAMU, ne quittez pas, un opérateur va vous répondre»
Je vais vomir
« Vous avez appelé le SAMU, ne quittez pas, un opérateur va vous répondre»
J’ai maaaaaaaaal au vennnnnnntre!
« Vous avez appelé le SAMU, ne quittez pas, un opérateur va vous répondre»
Oh, doux Jésus!
« Vous avez appelé le SAMU, ne quittez pas, un opérateur va vous répondre»
J’arrive plus à respirer!
«Vous avez appelé le SAMU, ne quittez pas, un opérateur va vous répondre»
Je vais crever…
« Ne quittez pas, un opérateur va vous répondre»
Il me faut une piqûre d’adrénaline
« Ne quittez pas, un opérateur va vous répondre»


Lorsqu’enfin une douce voix féminine décroche, le diagnostic est posé: je lui décris, entre les salves d’hyperventilation, les symptômes de ce que le mental a étiqueté «allergie ». Après d’interminables minutes à tenter de me géolocaliser, elle me passe le médecin. Musique douce qui n’adoucit rien. Tout répéter, à bout de souffle, avec l’idée que le SAMU va se déplacer avec l’adrénaline magique. «Les pompiers sont en route Madame», non le SAMU ne va pas venir me sauver. P…..!!
Répéter une troisième fois ce qui m’arrive au premier pompier, une quatrième fois au deuxième pompier, une cinquième fois à l’arrivée aux urgences, une sixième fois à l’arrivée du médecin, je craque.. «Ça fait dix fois que je le répète !!»

Et là, quelque chose lâche.
Quoi ?
Je ne sais pas.
Je suis.


C’est une journée noire aux urgences. Les couloirs sont encombrés de brancards. Tout le monde court partout. J’entends l’infirmière crier : « je ne peux pas m’en occuper avant 15 minutes ! » L’humanité avec laquelle l’aide-soignante m’aide à me déshabiller est une perfusion d’amour pur. Un stagiaire infirmier fait irruption, « Bonjour ! Je m’appelle G., je vais bien m’occuper de vous !», ce mot « bien » est la crème dans le chou.

Cocktail d’intraveineuse pour l’allergie, les nausées, les spasmes et la douleur. L’ouragan passe. C'est un effet indésirable de l'opiacé : un spasme du sphincter d'Oddi. Eureka ! Le mental est ravi de pouvoir poser une étiquette.


J’ai la sensation d’être passée sous un train. Rescapée, naufragée, je suis sidérée de retrouver un souffle plus calme.
Plus que tout, je me sens en profonde gratitude d'avoir pu être témoin et actrice de ce scénario, puissant révélateur des forces du conditionnement.


Et si je m'offrais la Grâce de ne pas savoir ? 
Et si je m'offrais la Grâce de simplement Être ?

Heureusement que je ne savais pas du tout ce que c’était...

10/11/2020

Heureusement que je ne savais pas du tout ce que c’était...

Heureusement que je ne savais pas du tout ce que c’était. Et heureusement que je connaissais très bien la personne qui me l’a proposé la première fois, sinon je n’aurais jamais essayé.

 

J’étais en burn-out sévère, en arrêt longue maladie, sous antidépresseurs, anxiolytiques, oxygénothérapie et autre traitement contre l’hypothyroïdie qui venait de m’être diagnostiquée. Mon corps me faisait mal depuis des années. J’avais quarante ans, je souffrais depuis l’enfance de fatigue chronique et d’une anxiété qui s’était généralisée au fil du temps. Je faisais ma troisième dépression et ce malgré plusieurs psychothérapies, initiées dès l’âge de 25 ans.
J’étais totalement épuisée, je n’aimais plus du tout mon métier - dont l’intensité et l’exigence depuis 15 ans avaient largement contribué à me vider de mon énergie. Il fallait que j’en change et j’avais des idées, mais rien de ce que j’entrevoyais ne m’apporterait la reconnaissance sociale qui avait un temps fait mon bonheur et faisait ma fierté. J’avais été conseillère de Ministre, je travaillais avec des énarques et des parlementaires…Pour moi qui étais issue d’un milieu cultivé mais modeste, il était difficile de renoncer à cette place gagnée par la force de mon travail.
Et surtout, surtout, mon salaire était confortable, mon logement de fonction aussi. J’avais trois enfants et j’avais toujours été habitée d’une grande peur du manque. Après tant d’efforts pour assurer la sécurité matérielle de mes enfants, j’étais terrorisée à l’idée de pouvoir être responsable, d’une manière ou d’une autre, de leur précarité future.
 Je ne pouvais donc me permettre l’aventure d’une réorientation professionnelle et il n’y avait pas de solution. 


Ce jour-là je m’ouvrais de l’impasse dans laquelle j’étais à un ami, coach sportif, qui, lui, était en pleine forme et dont le succès matériel, familial et social, était évident.
« Tu dois changer de vie, tous tes arguments contre ne sont que de la peur » me dit-il, « et la peur, ça s’enlève » (Ah bon ? on peut enlever la peur ? première nouvelle …).
« Bon, puisque tu imagines la précarité de tes enfants, qu’est-ce que cela te rappelle pour toi ? ». Il ne me fallut pas longtemps pour que certaines images de périodes de vaches maigres vécues durant ma propre enfance refassent surface.
« Bien, regarde mentalement les images souvenirs qui sont arrivées et dis-moi comment tu te sens quand tu les regardes ». Je pris conscience qu’effectivement ma poitrine était très oppressée, mon estomac totalement noué et même douloureux, mon cou au-delà du raide. Une sensation de tétanie d’angoisse me tenait.
« Bien, maintenant, continue de fixer ces images mentalement et fais comme moi ». Il se mit à tapoter avec deux doigts certains points bien précis sur lui-même et nous nous retrouvâmes chacun, l’un en face de l’autre, en train de tapoter des points sur le visage et le torse. Une part de moi trouvait ça parfaitement ridicule, une autre avait très envie de lui faire confiance. Après tout, lui, il allait bien et sa vie aussi.
Le processus ne dura pas plus de 5 mn, à l’issue desquelles il me fit boire un verre d’eau puis me demanda de repenser aux mêmes images-souvenirs. Je les rappelai donc à mon attention. À ma grande surprise, celles-ci ne généraient plus aucun inconfort corporel. Plus rien. Elles étaient totalement neutres et distantes, comme si elles ne me concernaient pas. Je lui en fis part.
« Très bien, maintenant, quand tu envisages de changer de métier, quelle est pour toi la probabilité que tu mettes tes enfants dans le manque et la précarité ? ».
0, la réponse était 0 probabilité. Toutes mes idées avaient changé. Je me retrouvais d’un coup dans la détermination et la force de ma capacité de travail, de mon envie de bien faire, de ma capacité tout court. L’énergie était présente dans mon corps, la solidité aussi. Tout cela n’apparaissait plus que comme un processus à conduire avec cœur et méthode. Même un échec éventuel n’était plus une catastrophe mais un contretemps. Moi qui avais passé des jours et des nuits entières à réfléchir à des solutions que je ne trouvais pas, j’étais éberluée par la puissance de ce petit tapotement, en moins de 5 mn. Je venais d’expérimenter l’EFT.


Je décidai tout de suite de me documenter sur cette technique. Elle présentait de multiples inconvénients pour la personne très rationnelle et cadrée que j’étais : c’était une technique découverte par un ingénieur américain, non validée par les milieux médicaux et non enseignée à la faculté. Plus troublant encore, moi qui n’étais même jamais allée voir un acuponcteur et pour qui la notion d’énergie n’était au mieux qu’une croyance un peu naïve, au pire une dérive un peu sectaire, je me retrouvais plongée dans de la thérapie non seulement alternative, mais qui se fondait entièrement sur le déblocage énergétique.
Sur internet le pire et le meilleur semblaient se côtoyer : L’EFT pour dissoudre des émotions et chocs émotionnels, dont j’avais donc fait l’expérience, mais aussi l’EFT pour lever les croyances dites limitantes, attirer à soi l’abondance, l’amour et autres démarches qui généraient chez moi une incrédulité dédaigneuse.
Mais il était dit aussi que cette méthode, utilisée comme technique de dé-traumatisation de nombreux soldats américains en retour du front pouvait s’appliquer sur tous types de chocs pour améliorer son état psycho-émotionnel… et sa santé... et surtout, qu’une fois formé l’on pouvait l’utiliser seul, de manière autonome. Que cette technique était utilisable, très facilement, comme technique de gestion du stress.


Je décidai de me former très rapidement. Puis je la pratiquai sur moi pour dissoudre les mémoires douloureuses qui m’habitaient, que ces mémoires fussent mentales, émotionnelles, corporelles… 
Chaque séance que je m’autoadministrais se concluait par un grand soulagement et une grande détente.  Jour après jour, ma stabilité intérieure et ma santé s’amélioraient. Je retrouvai le sommeil. Assez vite j’eus assez d’énergie pour sortir de mon lit, assez vite j’arrêtai l’oxygénothérapie, puis diminuai chacun de mes médicaments avant de tout à fait les arrêter. En traitant un à deux « mauvais souvenirs » par jour mon anxiété générale diminuait considérablement. Ma thyroïde recommençait peu à peu à fonctionner normalement malgré le diagnostic d’une maladie d’Hashimoto réputée incurable. Jusqu’à ce que je n’aie plus besoin d’aucun traitement. 
Peu à peu aussi, les représentations que je m’étais faites d’une vie réussie me quittaient. Pour diriger ma vie quotidienne, je me laissais de plus en plus porter par mes sensations d’enthousiasme intérieures et de moins en moins par ce que j’avais appris de l’extérieur.


Dans mon souvenir, mon auto-thérapie quasi quotidienne dura une bonne année.
J’ai continué pendant plusieurs années à pratiquer l’EFT sur moi-même et le fais encore parfois. J’ai ensuite embrassé avec tout mon cœur d’autres disciplines énergétiques, puis la méditation avec constance et enfin récemment le yoga. J’ai bien évidemment changé de métier. Je ne prends plus que très rarement des médicaments. Je n’ai plus jamais fait de dépression et l’anxiété n’existe plus dans mon quotidien.
Ce chemin se poursuit encore. La paix s’installe chaque jour encore un peu plus solidement. La levée des peurs a permis que ma justesse prenne les commandes de mes décisions. L’amour et la joie croissent dans les espaces de moi ainsi laissés libres. 
Et si je vis encore parfois des épisodes de faiblesse ou de douleurs corporelles j’estime aujourd’hui être en très bonne santé. 

Pour quoi soigne-t-on ?

06/11/2020

Pour quoi soigne-t-on ?

Quel enfant n’a pas rêvé un jour d’être docteur, vétérinaire ou « sauveur de la planète » ? Il semblerait que l’être humain ait cette propension à l’empathie et au soin.

 

 L’enfant a grandi et nous voici aujourd’hui « professionnel de la santé ». Mais pour quoi avons-nous choisi ce métier ?

 La question mérite d’être posée et exige une réponse sincère de notre part, qui va chercher dans les recoins les plus intimes de notre Être.


Est-ce :
Parce que l’on soigne dans la famille, de père en fils ?
 Lorsque l’on soigne juste parce que les autres l’on fait avant nous et qu’il faut faire comme eux, suivre l’exemple et ne pas déroger à la règle, on est dans le déni de Soi.
Parce que c’est un bon parti qui paye bien et qui nous assure ainsi une bonne « place » dans la société ?
Lorsque l’on soigne pour une contrepartie financière sans appétence particulière, on est dans le déni de Soi. D’aucuns diraient d’ailleurs que cela est de la prostitution.
Parce que c’est valorisant : le soignant se positionne au-dessus de son patient : il est celui qui sait ? 
Lorsque l’on soigne dans le but d’avoir du pouvoir, on est dans l’orgueil et le déni de Soi (et de l’Autre).
Parce que l’on a de la reconnaissance de la part du patient et/ou de sa famille et/ou de notre entourage ?
Lorsque l’on soigne pour être reconnu, que l’on se nourrit des gratitudes de nos patients et de nos proches, on est dans le déni de Soi.
Parce que, dans notre enfance, on a « perdu » un proche que la médecine n’a pu sauver et l’on veut prendre une revanche, trouver la réponse, pour ne plus avoir à revivre cela ?
Lorsqu’on soigne pour réparer, on vit dans le passé et on est dans le déni de Soi.
Parce que, enfant, l’on a ressenti un manque d’affection, d’intérêt pour notre personne et l’on souhaite ainsi compenser ce manque en s’occupant de l’autre, comme l’on aurait voulu que l’on s’occupe de nous ?
Lorsque l’on soigne pour compenser un manque, on ne vit pas l’instant comme un cadeau, mais comme une « prise » vitale qui pourra peut-être un jour combler ce manque d’Amour en nous. On est alors dans le déni de Soi.
Ou bien parce que c’est une Évidence, que l’on ne peut pas être autrement que dans l’empathie et la bienveillance avec autrui ?
Lorsque l’on est dans cette dernière posture, on se rend compte que le statut de « professionnel de  la santé » est, en fin de compte, utile, mais certes pas nécessaire ; que nous sommes et serons soignants, même lorsque notre activité professionnelle aura été à son terme ; que l’on est avec l’autre (et avec Soi) à chaque instant de la journée, lorsque l’on salue son voisin, lorsque l’on fait ses courses, lorsque l’on est avec sa famille ou avec ses amis et même lorsque l’on est juste (soi-disant seul) avec Soi.
Réciproquement, on peut être « soignant » sans avoir le statut de professionnel de la santé : lorsque l’on  EST véritablement avec Soi et avec l’Autre.
Car c’est cela, me semble –t-il être soignant : c’est être Soi !

Sauvée par le yoga

04/11/2020

Sauvée par le yoga

Une enfance et une adolescence bien douloureuses me firent assez vite rêver de justice d'amour et de sagesse. Mais bien loin de me douter que j'avais la force, comme chacun de nous, de révéler un unique et merveilleux potentiel, je continuais jeune fille à souffrir en silence chaque jour un peu plus. Je trouvais alors la solution miracle à tous mes problèmes dans une toxicomanie effrénée qui évidemment ne solutionna rien, bien au contraire.

Jusqu'à la plus belle rencontre de ma vie: celle avec le yoga.

J’avais enfin trouvé les formules magiques du corps et de l'esprit. Après une semaine de pratique, j'étais libérée de ma toxicomanie. Les postures, la méditation, le yoga de la connaissance et encore bien des trésors de cet art ancestral m’ont aidée à guérir de mes blessures.

Le yoga a fait de moi une femme apaisée qui danse avec la magie de la vie autant qu’avec ses ombres.