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Heureusement que je ne savais pas du tout ce que c’était...

11/11/2020

Heureusement que je ne savais pas du tout ce que c’était...

Un nouveau départ, par Guénola Mainguy - psychothérapies brèves

Heureusement que je ne savais pas du tout ce que c’était. Et heureusement que je connaissais très bien la personne qui me l’a proposé la première fois, sinon je n’aurais jamais essayé.

 

J’étais en burn-out sévère, en arrêt longue maladie, sous antidépresseurs, anxiolytiques, oxygénothérapie et autre traitement contre l’hypothyroïdie qui venait de m’être diagnostiquée. Mon corps me faisait mal depuis des années. J’avais quarante ans, je souffrais depuis l’enfance de fatigue chronique et d’une anxiété qui s’était généralisée au fil du temps. Je faisais ma troisième dépression et ce malgré plusieurs psychothérapies, initiées dès l’âge de 25 ans.
J’étais totalement épuisée, je n’aimais plus du tout mon métier- dont l’intensité et l’exigence depuis 15 ans avaient largement contribué à me vider de mon énergie. Il fallait que j’en change et j’avais des idées, mais rien de ce que j’entrevoyais ne m’apporterait la reconnaissance sociale qui avait un temps fait mon bonheur et faisait ma fierté. J’avais été conseillère de Ministre, je travaillais avec des énarques et des parlementaires…Pour moi qui était issue d’un milieu cultivé mais modeste, il était difficile de renoncer à cette place gagnée par la force de mon travail.
Et surtout, surtout, mon salaire était confortable, mon logement de fonction aussi. J’avais trois enfants et j’avais toujours été habitée d’une grande peur du manque. Après tant d’efforts pour assurer la sécurité matérielle de mes enfants, j’étais terrorisée à l’idée de pouvoir être responsable, d’une manière ou d’une autre, de leur précarité future.
 Je ne pouvais donc me permettre l’aventure d’une réorientation professionnelle et il n’y avait pas de solution. 


Ce jour-là je m’ouvrais de l’impasse dans laquelle j’étais à un ami, coach sportif, qui, lui, était en pleine forme et dont le succès matériel, familial et social, était évident.
« Tu dois changer de vie, tous tes arguments contre ne sont que de la peur » me dit-il, « et la peur, ça s’enlève » (Ah bon ? on peut enlever la peur ? première nouvelle …).
« Bon, puisque tu imagines la précarité de tes enfants, qu’est-ce que cela te rappelle pour toi ? ». Il ne me fallut pas longtemps pour que certaines images de périodes de vaches maigres vécues durant ma propre enfance refassent surface.
« Bien, regarde mentalement les images souvenirs qui sont arrivées et dis-moi comment tu te sens quand tu les regardes ». Je pris conscience qu’effectivement ma poitrine était très oppressée, mon estomac totalement noué et même douloureux, mon cou au-delà du raide. Une sensation de tétanie d’angoisse me tenait.
« Bien, maintenant, continue de fixer ces images mentalement et fais comme moi ». Il se mit à tapoter avec deux doigts certains point bien précis sur lui-même et nous nous retrouvâmes chacun, l’un en face de l’autre, en train de tapoter des points sur le visage et le torse. Une part de moi trouvait ça parfaitement ridicule, une autre avait très envie de lui faire confiance. Après tout, lui, il allait bien et sa vie aussi.
Le processus ne dura pas plus de 5 mn, à l’issue desquelles il me fit boire un verre d’eau puis me demanda de repenser aux mêmes images-souvenirs. Je les rappelai donc à mon attention. À ma grande surprise, celles-ci ne généraient plus aucun inconfort corporel. Plus rien. Elles étaient totalement neutres et distantes, comme si elles ne me concernaient pas. Je luis en fis part.
« Très bien, maintenant, quand tu envisages de changer de métier, quelle est pour toi la probabilité que tu mettes tes enfants dans le manque et la précarité ? ».
0, la réponse était 0 probabilité. Toutes mes idées avaient changé. Je me retrouvais d’un coup dans la détermination et la force de ma capacité de travail, de mon envie de bien faire, de ma capacité tout court. L’énergie était présente dans mon corps, la solidité aussi. Tout cela n’apparaissait plus que comme un processus à conduire avec cœur et méthode. Même un échec éventuel n’était plus une catastrophe mais un contretemps. Moi qui avais passé des jours et des nuits entières à réfléchir à des solutions que je ne trouvais pas, j’étais éberluée par la puissance de ce petit tapotement, en moins de 5 mn. Je venais d’expérimenter l’EFT.


Je décidai tout de suite je me documenter sur cette technique. Elle présentait de multiples inconvénients pour la personne très rationnelle et cadrée que j’étais : c’était une technique découverte par un ingénieur américain, non validée par les milieux médicaux et non enseignée à la faculté. Plus troublant encore, moi qui n’étais même jamais allée voir un acuponcteur et pour qui la notion d’énergie n’était au mieux qu’une croyance un peu naïve, au pire une dérive un peu sectaire, je me retrouvais plongée dans de la thérapie non seulement alternative, mais qui se fondait entièrement sur le déblocage énergétique.
Sur internet le pire et le meilleur semblaient se côtoyer : L’EFT pour dissoudre des émotions et chocs émotionnels, dont j’avais donc fait l’expérience, mais aussi l’EFT pour lever les croyances dites limitantes, attirer à soi l’abondance, l’amour et autres démarches qui généraient chez moi une incrédulité dédaigneuse.
Mais il était dit aussi que cette méthode, utilisée comme technique de dé-traumatisation de nombreux soldats américains en retour du front pouvait s’appliquer sur tous types de chocs pour améliorer son état psycho-émotionnel… et sa santé... et surtout, qu’une fois formé l’on pouvait l’utiliser seul, de manière autonome. Que cette technique était utilisable, très facilement, comme technique de gestion du stress.


Je décidai de me former très rapidement. Puis je la pratiquai sur moi pour dissoudre les mémoires douloureuses qui m’habitaient, que ces mémoires fussent mentales, émotionnelles, corporelles… 
Chaque séance que je m’autoadministrais se concluait par un grand soulagement et une grande détente.  Jour après jour, ma stabilité intérieure et ma santé s’amélioraient. Je retrouvai le sommeil. Assez vite j’eus assez d’énergie pour sortir de mon lit, assez vite j’arrêtai l’oxygénothérapie, puis diminuai chacun de mes médicaments avant de tout à fait les arrêter. En traitant un à deux « mauvais souvenirs » par jour mon anxiété générale diminuait considérablement. Ma thyroïde recommençait peu à peu à fonctionner normalement malgré le diagnostic d’une maladie d’Hashimoto réputée incurable. Jusqu’à ce que je n’aie plus besoin d’aucun traitement. 
Peu à peu aussi, les représentations que je m’étais faites d’une vie réussie me quittaient. Pour diriger ma vie quotidienne, je me laissais de plus en plus porter par mes sensations d’enthousiasme intérieures et de moins en moins par ce que j’avais appris de l’extérieur.


Dans mon souvenir, mon auto-thérapie quasi quotidienne dura une bonne année.
J’ai continué pendant plusieurs années à pratiquer l’EFT sur moi-même et le fais encore parfois. J’ai ensuite embrassé avec tout mon cœur d’autres disciplines énergétiques, puis la méditation avec constance et enfin récemment le yoga. J’ai bien évidemment changé de métier. Je ne prends plus que très rarement des médicaments. Je n’ai plus jamais fait de dépression et l’anxiété n’existe plus dans mon quotidien.
Ce chemin se poursuit encore. La paix s’installe chaque jour encore un peu plus solidement. La levée des peurs a permis que ma justesse prenne les commandes de mes décisions. L’amour et la joie croissent dans les espaces de moi ainsi laissés libres. 
Et si je vis encore parfois des épisodes de faiblesse ou de douleurs corporelles j’estime aujourd’hui être en très bonne santé. 

Juste Être Pour quoi soigne-t-on ?