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Éloge du « bon sens »

15/01/2021

Éloge du « bon sens »

"Renoncer à l'information venue de l’intérieure nuit gravement à la santé"

Par Christine Regnier

Parlons tout d’abord du corps et de l’univers « organique ».

 

La soixantaine en février prochain, je peux dire que je n’ai jamais eu de problème de santé - ni d’accident d’ailleurs. Quelques petits "bobos" ici ou là, mais rien qui ait justifié des traitements autres qu’homéopathiques, ostéopathiques ou naturopathiques. Privilégiant depuis ma jeunesse la prophylaxie, le maintien de l’état de bonne santé, je n’adhère pas à l’idée de lutte contre la maladie.
Je vois que les "bobos" en question sont généralement le résultat de mes comportements générateurs de déséquilibres (sur des plans divers)… et que j’en suis donc pleinement responsable. Ils ne sont pas dissociables de moi.

 

Avec un père pionnier du naturisme et une mère pionnière du yoga, j’ai reçu dès mon plus jeune âge les bases d’une relation de proximité harmonieuse avec la nature et ses nombreux bienfaits, avec un rapport sain au corps, ce que je considère avec gratitude comme un inestimable cadeau. Hygiène et rythme de vie, alimentation, sexualité, un ensemble de paramètres à forte tendance « naturelle » se dessine en fil rouge de mes choix. Cela a entre autres induit une longue activité en « cuisine pour d’autres » au service de l’éveil de la Conscience, et ma nature joyeuse s’est spontanément exprimée dans un « végétarisme réjouissant ». J’ai, pour pouvoir baser mon activité sur ma propre expérience, exploré divers modes alimentaires, le jeûne ayant été le plus marquant et le plus bénéfique de tous. J’ai donné des conférences et animé des ateliers sur ces sujets, mais ne suis certainement pas une intégriste de l’hygiène de vie, loin s’en faut 😉 !

 

Avec le recul sur mon vécu et grâce à la question ici évoquée, je peux voir aujourd’hui que ma vision de la santé repose sur cette considération d’un « état naturel », ou « état originel » - entendre initial, non dénaturé, avant toute interférence extérieure. Mon attitude face à mes divers « bobos » a donc toujours été intuitivement de réinitialiser l’existant, de remettre les compteurs à zéro, de restaurer la perfection d’origine, avec le moins d’intrusion possible dans le déroulement de la vie en moi. 
Les trois outils de prédilection auxquels j’ai eu recours tout au long de ma vie sont, pour ce qui est du plan physique :
1. Le soutien des fonctions naturelles de l’organisme 
2. L’ostéopathie
3. Le jeûne
D’aucuns diront peut-être que je peux me permettre cela parce que j’ai une bonne santé, et là, la question de la poule et de l’œuf surgit. Je ne prétends pas avoir la réponse, bien entendu.

 

Ces bases posées, l’autre aspect - sans doute central - qui a accompagné consciemment ma santé depuis l’âge de 23 ans réside dans les liens que j’ai appris à discerner, souvent à la lumière de crises, entre les différents plans de mon incarnation.
Passionnée de parapsychologie dans ma préadolescence, puis de spiritualité vers la fin de l’adolescence, j’ai fait un choix fort à 23 ans, que je n’ai jamais encore démenti. Alors affectée de névralgies fulgurantes dans le maxillaire supérieur gauche depuis un an et demi, je suis allée voir un thérapeute qui démarrait son activité. Il m’a demandé si je voulais juste me débarrasser de la douleur, ou si je voulais éclairer les causes desdites douleurs - œuvrer au service de l’Être. Sans hésiter, j’ai opté pour la seconde proposition, étant « cherchée » de l’intérieur depuis plusieurs années déjà.
Il m’a alors juste recommandé de dire à mon père que je l’aimais. Ce que j’ai fait sur le champ par un courrier que je lui ai adressé. J’ai tout de même été bluffée que les névralgies cessent d’un instant à l’autre… (mon père souffrait des dents comme le martyr depuis des décennies).
Cela a ouvert la voie de mon cheminement conscient de Réalisation de l’Être (imaginez ma confiance dans le discernement du thérapeute !).

 

D’autres expériences marquantes me reviennent, comme ce début de zona, qui, après deux semaines de douleurs intercostales flambantes, m’a conduite à dire à un proche ce que je gardais sur le cœur - zona disparu instantanément.
Nombre d’exemples vécus de ce type, y compris avec mes filles, ont ancré dans mes représentations l’évidence des liens entre les plans d’existence dans les manifestations dites « pathologiques » qui deviennent comme un langage plus ou moins subtil, et l’aberration qui résiderait dans le fait de se priver de tout un pan d’informations précieuses - pour parfois, comme cela a été souvent le cas pour moi, un effet radical.

 

Je dois reconnaître ici que j’ai une confiance très relative dans l’allopathie et la médecine conventionnelle, et je crois que c’est dû à l’impression que ma vision, mon ressenti et ma perception n’entrent pas en ligne de compte, que tout le pan « invisible et intangible » est occulté, ce qui me place en discordance avec moi-même. J’ai dit très longtemps que si j’avais une maladie grave, je ne m’en remettrais pas à la médecine conventionnelle ni aux hôpitaux, mais que j’associerais plusieurs méthodes naturelles de soin de différents niveaux, sur la base du jeûne et bien évidemment d’un processus de conscience. 
Je suis convaincue, peut-être à tort, que renoncer à cette information venue de l’intérieure nuirait gravement à ma santé.

 

Mon expérience du jeûne est si probante que j’ai une confiance quasi-totale dans la capacité de mon corps à restaurer un état originel sain, d’autant plus que j’ai des perceptions plutôt fines de ce qui s’y passe. 
J’ai d’ailleurs vécu une circonstance où le gouffre était tel entre ce que la médecine allopathique/chirurgie me proposait et ce que j’ai permis dans mon corps grâce à un jeûne de deux semaines qu’il constitue à mes yeux un repère solide. 

 

« Jeûner, c’est s’abandonner à la jubilation du miracle de la Vie dans le corps ». 
Ça, c'est mon vécu.

 

C’est aussi renoncer à croire que ma tête (ou celle d’autres) sait mieux que la Vie en moi. 
C’est cesser de donner le pouvoir au dogme pour privilégier l’expérience dans le corps (le mien en l’occurrence).
C’est s’en remettre avec confiance à l’absence de tout, au vide, à un processus qui, sur un plan inconscient peut évoquer la mort, alors qu’en réalité il laisse librement s’exprimer La Vie.
C’est aussi renoncer à une bonne partie des bouchons et couvercles mis sur ce qui vient de l’intérieur, se rendre disponible pour écouter finement.

 

Bien que je ne fasse du jeûne ni une religion ni une obsession, MON état de santé tient donc davantage à ce que l’on peut enlever qui lui nuit, plutôt qu’à ajouter un principe ou élément extérieur. Laisser le corps tranquille, lui reconnaître tout son pouvoir de guérison, accorder à la Vie le temps de faire son œuvre de restauration qui est spontanée dès lors que l’on cesse d’encombrer ou d’interférer. Se mettre à l’écoute profonde des déséquilibres autres que physiologiques pour voir ce qui n’a pas encore été vu et permettre à l’équilibre de se rétablir. 
La quête de vérité et d’authenticité dans ce que je vis est aussi un moyen puissant de restaurer l’état initial de santé.

 

Le « bon sens » reste un de mes alliés les plus fidèles dans cette incarnation - le recours à la simplicité, à la sagesse de la Vie… La confiance.

 

Face à l’épidémie actuelle, spontanément j’ai sollicité ma - super - homéopathe pour savoir comment soutenir au plus simplement et naturellement mon système immunitaire, de façon à optimiser les capacités de mon organisme à accueillir ce virus qui, selon toutes probabilités, croiserait un jour ma route… (certainement pas pour me nuire et je ne cherche aucunement à l'éviter). 
Cela relève de ma responsabilité, de mes choix de vie au quotidien et de ma prédisposition à accueillir ce qui m’est proposé.
J’ignore tout de la façon dont mon organisme peut/va réagir, mais je collabore avec lui dans une relation de confiance, de soutien, d’accompagnement et de respect, pour autant que j’en sois consciente et capable. 

 

J’ai aujourd’hui un regard élargi sur ce qui peut advenir, sachant que rien ne peut se produire que je n’aie voulu. Cela vient amplifier à l’infini la responsabilité qui a été la mienne jusqu’à maintenant pour ce qui est de ma santé et lui donner une nouvelle dimension.

 

Je suis vraiment heureuse de voir cette réflexion lancée par WeCare, convaincue de la transformation profonde requise dans l’univers de la santé que la période actuelle met bien en lumière.

 

Ma contribution est modeste parce que j’ai été confrontée au système médical de façon très ponctuelle pour des atteintes bénignes, mais je témoigne de tout mon cœur parce que j’aspire tant à ce que, collectivement, l’on cède moins à la peur et aux injonctions extérieures dénuées de cohérence. Participer avec d'autres à l’émergence éventuelle d’un autre regard et d’autres pratiques me réjouit.

Ni "pro" ni "anti"... juste à l'écoute de l'élan de la vie Le corps d'accord